Ce que Ajaccio change à l’intervention
Neuf mois sans ouvrir une fenêtre
Dans un logement fermé de septembre à juin, l’humidité produite par le bâtiment lui-même — remontées, condensation sur parois froides en hiver — ne s’évacue jamais. Il suffit d’un point faible, un mur nord ou une pièce d’eau, pour qu’un développement fongique s’installe sans qu’aucune fuite ne soit intervenue.
Le propriétaire découvre le résultat à son arrivée, en été, et cherche naturellement un sinistre. Il n’y en a pas : il y a neuf mois de confinement. C’est une situation qui ne relève d’aucune garantie et que seule une ventilation permanente, même minimale, permet d’éviter.
Tout ce qui manque doit venir du continent
Le matériel spécifique, les consommables de remplacement et certaines familles de produits ne sont pas disponibles immédiatement sur l’île. Un équipement défaillant en cours de chantier ne se remplace pas dans la journée : il se remplace à la prochaine rotation maritime.
Cela impose une méthode différente : dimensionner large, embarquer une redondance sur les équipements critiques, et ne jamais planifier un chantier sur l’hypothèse qu’un renfort matériel pourra arriver en cours de route. C’est ce qui explique que la préparation d’une intervention insulaire soit plus longue que son exécution.
Question fréquente à Ajaccio
Mon logement fermé toute l’année est couvert de moisissures. Est-ce un sinistre ?
Presque jamais. Dans un bien non ventilé pendant neuf mois, l’humidité produite par le bâtiment lui-même suffit à faire démarrer un développement fongique sur les parois froides et dans les pièces d’eau, sans la moindre fuite. Nous décrivons ce que nous constatons sans qualifier votre contrat à la place de votre assureur, mais l’expérience est constante : ce cas relève de l’aération, pas de la garantie. Une ventilation permanente minimale, installée une fois, coûte moins cher qu’un seul traitement.
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