Ce que Rouen change à l’intervention
Le brouillard de vallée n’est pas qu’une gêne visuelle
Un brouillard persistant signifie une humidité relative proche de la saturation pendant plusieurs jours. Dans ces conditions, un déshumidificateur travaille contre un air extérieur qui réalimente le local dès qu’un ouvrant est entrebâillé, et le séchage n’avance pas.
Sur les chantiers de séchage rouennais, nous travaillons donc en local fermé et suivi, avec un apport d’air neuf maîtrisé plutôt qu’une ventilation naturelle. C’est plus lent à mettre en place et beaucoup plus rapide à aboutir.
Un centre médiéval reconstruit après-guerre
Le centre de Rouen mêle des maisons à pans de bois authentiques, des restitutions d’après-guerre et des immeubles de la Reconstruction. Trois bâtis, trois comportements : le colombage absorbe et laisse passer, la restitution masque souvent une structure moderne, la Reconstruction est en béton compartimenté.
L’aspect extérieur ne dit rien de ce qu’il y a derrière l’enduit. Nous ne concluons donc jamais sur la façade : la nature réelle de la paroi se vérifie à l’intérieur, au diagnostic, et elle décide du protocole comme de l’ampleur d’une éventuelle dépose.
Question fréquente à Rouen
Faut-il aérer pendant un séchage après dégât des eaux ?
Pas en vallée de Seine, et c’est contre-intuitif. Quand l’air extérieur est proche de la saturation — ce qui est le cas plusieurs jours d’affilée en période de brouillard —, ouvrir les fenêtres réalimente le local en humidité et annule ce que les déshumidificateurs ont retiré pendant la nuit. Le séchage se conduit donc en volume fermé, avec un apport d’air neuf maîtrisé et des relevés horodatés. C’est la consigne la plus fréquemment mal appliquée par les occupants, et elle allonge les chantiers de plusieurs jours.
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