Ce que Marseille change à l’intervention
Un arrêté de péril change le donneur d’ordre
Quand un immeuble fait l’objet d’un arrêté de mise en sécurité, l’accès est réglementé et les travaux relèvent d’un cadre administratif précis. Le propriétaire n’est plus seul décideur : la commune ou le préfet fixe ce qui peut être fait, dans quel ordre, et parfois se substitue au propriétaire défaillant.
Nous ne nous prononçons jamais sur la solidité d’un bâtiment — ce n’est ni notre métier ni notre habilitation. En revanche, nous refusons d’intervenir dans un volume sous arrêté sans l’accord écrit de l’autorité qui l’a pris, et nous le disons dès l’appel plutôt qu’une fois sur place.
Le mistral n’est pas une ventilation
Un vent fort et sec accélère le séchage des surfaces exposées, ce qui est utile après un dégât des eaux. Mais il déséquilibre aussi les dispositifs de confinement : une mise en dépression calée par vent nul devient instable quand le mistral s’installe, et un sas mal lesté cesse de remplir son rôle.
Nous relevons donc la pression différentielle plusieurs fois dans la journée sur les chantiers exposés, plutôt qu’au seul montage. C’est un contrôle qui n’apparaît pas sur les chantiers abrités, et qui figure au dossier de traçabilité sous forme de relevés horodatés.
Question fréquente à Marseille
Pouvez-vous intervenir dans un immeuble frappé d’un arrêté de mise en sécurité ?
Seulement avec l’accord écrit de l’autorité qui a pris l’arrêté, et dans les limites qu’elle fixe. Un arrêté restreint ou interdit l’accès ; l’accord du propriétaire ne suffit pas à le lever. Nous demandons donc la copie de l’arrêté avant de nous déplacer, pour savoir ce qui est autorisé. Nous ne portons par ailleurs aucune appréciation sur la solidité du bâtiment : cela relève d’un homme de l’art habilité, pas d’une entreprise de décontamination.
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