Ce que Grenoble change à l’intervention
L’inversion thermique enferme les rejets
Par temps anticyclonique d’hiver, l’air froid stagne au fond de la cuvette grenobloise sous une couche d’air plus chaud qui l’empêche de se mélanger. Un rejet d’extraction, même filtré, se disperse alors beaucoup moins vite qu’en terrain ouvert. Le point de rejet doit être choisi en conséquence, à distance des prises d’air neuf et des ouvrants des logements voisins.
Ce n’est pas une contrainte théorique : c’est la raison pour laquelle nous privilégions ici, sur les chantiers longs, une extraction rejetant en toiture plutôt qu’en façade, y compris quand la façade serait plus simple à équiper.
La dalle béton diffuse autrement que le plancher bois
Le parc issu des grandes opérations des années 1960 et 1970 repose sur des planchers en béton, continus d’un logement à l’autre. Un liquide n’y migre pas dans l’épaisseur comme dans un plancher bois : il court en surface jusqu’à trouver une réservation, une gaine ou un joint de dilatation, et ressort parfois deux logements plus loin.
Le diagnostic ne suit donc pas la logique du bâti ancien. On cherche des points de passage traversants plutôt qu’une zone d’imprégnation, et la dépose est souvent plus limitée mais le repérage plus long.
Question fréquente à Grenoble
Où part l’air extrait pendant une décontamination ?
Il passe par un filtre à très haute efficacité avant d’être rejeté à l’extérieur. Ce qui varie, c’est le point de rejet : en façade, il est plus rapide à monter mais se retrouve à quelques mètres des fenêtres voisines ; en toiture, il demande plus de temps d’installation et éloigne le rejet des prises d’air. Dans une cuvette où l’air stagne plusieurs jours en hiver, nous retenons la toiture dès que le chantier dure et que la configuration le permet.
Les questions générales — délais, produits, réintégration, assurance