Ce que Lyon change à l’intervention
Quatre mètres sous plafond, cela change le volume à traiter
Un logement de canut affiche souvent une hauteur sous plafond double de la normale. Pour une même surface au sol, le volume d’air à traiter en nébulisation, et donc le temps de contact et la quantité de produit, sont mécaniquement doublés. Un chiffrage établi au mètre carré est faux dans ces immeubles.
La hauteur joue aussi contre nous sur la stratification : l’air chaud chargé monte et stagne sous le plafond, hors de portée d’un traitement mené à hauteur d’homme. Le brassage fait partie du protocole, il n’est pas une option de confort.
L’allée traversante n’est pas un couloir
Une traboule, ou plus simplement une allée traversante, relie deux voies publiques en passant sous des immeubles et par des cours. Elle appartient à une ou plusieurs copropriétés, parfois avec une servitude de passage. Elle n’est pas un espace public dont on dispose librement pour faire transiter du matériel ou des déchets d’activité de soins.
Le point est pratique autant que juridique : ces passages comportent des marches, des seuils et des portes étroites qui rendent le portage de contenants rigides impossible. Nous relevons l’itinéraire au diagnostic, et il arrive qu’il impose un fractionnement des sorties.
Question fréquente à Lyon
Une hauteur sous plafond de quatre mètres change-t-elle le prix ?
Oui, et c’est le principal écart de chiffrage sur le bâti lyonnais ancien. Une désinfection par voie aérienne se dose au volume, pas à la surface : à surface égale, un logement de canut demande environ le double de produit et un temps de contact plus long, auquel s’ajoute un brassage mécanique pour éviter que la partie haute reste non traitée. Nous chiffrons donc en mètres cubes, et nous demandons la hauteur dès le premier appel.
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